Modification à la politique de vie privée de LinkedIn : ce que vous devriez savoir!

Le 13 mai dernier, LinkedIn annonçait une refonte majeure de sa politique de vie privée. Bonne nouvelle : la nouvelle politique est approuvée par TRUSTe, une firme spécialisée qui s’assure que les grandes entreprises telles qu’Apple, Microsoft ou Disney respectent les règles liées à la vie privée des utilisateurs de leurs services en ligne. Les principaux critères sont ici (en anglais). Est-ce une protection suffisante pour les quelques 7 000 000 de membres canadiens? Pas sûr… Voici ce que vous devriez savoir.

Les fleurs…

Sur la forme, LinkedIn marque des points : la nouvelle politique est claire, écrite dans un langage simple et chaque section est résumée en quelques lignes pour les gens qui ne veulent en tirer que l’essentiel. De plus, et il faut le souligner car c’est rarement le cas pour d’autres plateformes sociales, la politique est disponible dans un grand nombre de langues. La version française est impeccable.

La politique est divisée en 3 sections : les données collectées, l’utilisation des données personnelles et enfin les choix et obligations des usagers.

La collecte de données : bienvenue chez Big Brother!

En termes de collecte de données, l’approche de LinkedIn est relativement simple et peut être résumée ainsi : LinkedIn surveille et enregistre TOUT ce qui vous concerne sur leur plateforme. Votre profil personnel, vos contacts, les services que vous utilisez sur LinkedIn et en dehors (si vous partagez un article de journal en cliquant sur un bouton « share on LinkedIn » par exemple), l’information que vous échangez avec le service à la clientèle, la page de laquelle vous arrivez, celle vers laquelle vous allez en quittant, plus tous les aspects techniques liés à votre navigation (cookies, adresse IP, balises web pour l’affichage des publicités, le nom de votre fournisseur web ou de téléphonie cellulaire si vous y accédez d’un mobile…). La liste est longue !

Que fait LinkedIn de vos données?

La plateforme justifie la collecte de toutes ces informations personnelles par la nécessité de communiquer avec vous (via courriel ou inMail), de vous offrir du contenu personnalisé (les suggestions de « People you may know » par exemple) et de réaliser de la recherche ou des sondages. Évidement ce vaste échantillonnage de données est aussi au centre de la stratégie d’affaires de LinkedIn, notamment la vente de services de ciblage et de recrutement. Chacune des informations publiques ou privées vous concernant peut être utilisée pour un ciblage précis.

Bref, à titre d’utilisateur nous acceptons de céder une partie de nos informations en échange de l’utilisation d’un outil performant, sachant que ces données seront utilisées par la plateforme. Tout cela est assez commun pour l’ensemble des médias sociaux.

Après les fleurs, le pot…

Là ou les choses se compliquent, c’est lorsqu’on lit entre les lignes de certains paragraphes, notamment celui qui porte sur le partage des données avec des tiers. LinkedIn explique : « Nous ne louons pas et ne vendons pas les informations personnelles que vous n’avez pas publiées sur LinkedIn ». Notez bien la double négation ! Que se passe-t-il avec les données publiées, notre profil, les modifications qu’on y fait, nos contacts, nos statuts, nos commentaires dans des groupes? Pas un mot à ce sujet…

Bref LinkedIn ne vendra pas votre adresse de courriel (si vous l’avez inscrite comme une donnée privée) mais se réserve le droit de vendre tout le reste…

Un autre paragraphe doit inciter les usagers à la prudence : en cas de vente de la plateforme ou de cessation des activités, les données seraient évidement transférées à la nouvelle entité propriétaire, qui pourrait à son tour les utiliser à sa guise.

Vos recours

En fonction de votre niveau de confort, vous avez la possibilité de modifier, corriger ou tout simplement retirer certaines informations de votre profil. En dernier recours, vous pouvez bien évidement effacer votre compte complètement. Cela dit, LinkedIn indique dans sa politique que toutes les données sont conservées pour une période limitée et qu’elles « sont généralement effacées au bout de 12 mois ». Généralement? Quelles sont les exceptions ? Pas un mot à ce sujet.

Bref, je vous invite à modifier vos paramètres de confidentialité, ou à tout le moins à vérifier si votre configuration actuelle correspond à votre niveau de confort. Il vous suffit pour cela de cliquer sur votre nom (en haut à droite de la page d’accueil une fois que vous êtes connecté) et à choisir le menu « Préférences ». Les paramètres les plus importants se trouvent dans l’onglet « Compte », identifié par un bouclier, qui se trouve en bas à gauche.

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Communication unidirectionnelle dogmatique et milkshake au chocolat !

Ma blonde ne comprend tout simplement pas mon engouement pour Foursquare! À chacun de mes « check-ins » elle me regarde avec un air étrange qui exprime à la fois l’incompréhension et l’exaspération. « À quoi ça sert ton affaire? » me demande-t-elle invariablement.

Évidemment, je pourrais lui expliquer qu’au-delà du simple check-in, FourSquare est un superbe exemple de ce que Michelle Blanc appelle la « Communication multidirectionnelle égalitaire », je pourrais aussi me lancer dans une grande analyse de ROI basé sur les derniers billets de blogue d’Olivier Blanchard ou lui parler du secteur en plein développement des plateformes sociales basées sur la géolocalisation. Mais bon… nous sommes en vacances et je ne la sens pas très réceptive ;-)

Justement, c’est en déplacement à l’étranger que je profite du plein potentiel de FourSquare.

D’abord, soyons honnêtes : provoquer volontairement la jalousie de ses amis en indiquant se trouver à « Bonita Beach, Florida » au moment même où eux sont frappés par la première tempête de neige de la saison ne manque pas d’un certain charme!

Au-delà de ces trivialités, consulter des avis publiés par d’autres me permet d’éviter la visite en famille d’un parc zoologique « coincé dans les années 70 et qui ne respecte pas les règles de sécurité les plus élémentaires », ou de me méfier d’une pizzeria dont plusieurs commentaires signalent la fraicheur douteuse des ingrédients…

Mais en voyage, c’est la fonction Explore de FourSquare qui prend toute sa valeur. Lorsque ma blonde, les pieds dans le sable, m’informe de son désir soudain pour un brownie couvert de crème glacée et de fudge au chocolat, Foursquare me déniche une crèmerie artisanale, à quelques centaines de mètres de la, qualifiée notamment de « best place in town ».

Impossible que nous soyons tombés par hasard sur Royal Scoop Homemade Ice Cream situé en dehors des chemins fréquentés. Tout le crédit est donc pour FourSquare. Ma blonde est (un peu) impressionnée, même si elle se garde bien de l’avouer. Une brèche vient de s’ouvrir dans la muraille de l’incompréhension. On a les victoires que l’on peut !

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Médias sociaux et santé : Bilan du premier « meetup » à Montréal

Il y a quelque temps, Colleen Young (@colleen_young) fondatrice de la communauté #HCSMCA me contactait pour organiser une première rencontre de professionnels intéressés par l’utilisation des médias sociaux dans le domaine de la santé (voir mon billet précédent). Trouvant l’idée plutôt bonne et heureux de pouvoir enfin rencontrer quelques collègues avec lesquels j’entretiens une relation virtuelle, j’ai accepté d’initier un premier « meetup ».

Objectif initial (et modeste) : 10 participants autour d’une table, échangeant sur les notions « d’engagement » et « d’empowerment » du patient, sur la pratique des médias sociaux en prévention ou sur le rôle des professionnels et des institutions dans la promotion des pratiques de e-santé au Québec. Quelques jours plus tard, nous étions 47 inscrits et au final ce sont un peu plus de 30 courageux qui ont bravé la pluie le 3 novembre dernier pour venir participer à ce premier meetup ! Succès indéniable. 

Bilan de la soirée : des rencontres avec des confrères passionnés, des échanges constructifs et éclairants et de nombreux sujets potentiels pour ce blog. 2 heures judicieusement investies!

Et maintenant ?

Il ressort des échanges récents que nous souhaitons collectivement que les bonnes pratiques, qui restent à développer pour la plupart, puissent circuler et permettent de promouvoir au Québec l’usage des médias sociaux en santé.  Il apparait donc important de structurer et de canaliser les interactions de notre communauté afin de faire en sorte que chacun y trouve son compte. À cet égard, j’ai créé un petit sondage très simple (et sans aucune prétention scientifique…) afin de guider un peu le développement de la communauté au cours des prochains mois. Que vous ayez assisté au Meetup du 3 nov dernier, ou pas, je vous invite prendre quelques instants (10 questions seulement) pour y répondre. Vous avez jusqu’au 1er décembre 2011.

HCSMCA, en français dans le texte !

Cela dit, « Communauté virtuelle d’intérêt pour l’usage des médias sociaux dans un contexte de santé à Montréal en lien avec le mot clic #HCSMCA » c’est un peu long et pas particulièrement séduisant ;-)

Un petit exercice de branding s’impose ! La première idée qui m’est venue en tête est YULSanté (en continuité avec le  YULBiz de ce monde). Pas très original j’en conviens… mais cela sert à ouvrir le débat. J’attends vos suggestions avec impatience!

En terminant, je tiens à remercier chaleureusement l’équipe d’InfoPresse, en particulier Élisabeth Starenkyj et sa collègue Isabelle : lorsque le nombre d’inscriptions a largement dépassé la capacité d’accueil du lieu que j’avais choisi initialement, InfoPresse à gentiment et gratuitement accepté d’accueillir le meetup dans leurs locaux du CAMPUS. Sans eux, ce premier rassemblement courrait à l’échec. Merci infiniment!

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L’utilisation des médias sociaux en santé vous intéresse ?

ATTENTION : Compte tenu du succès de ce premier « meetup » nous sommes contraints de changer de lieu de rendez-vous! Voir les détails ci-dessous.

L’utilisation des médias sociaux dans un contexte de santé comporte des avantages potentiels indéniables mais pose aussi des enjeux bien particuliers qui touchent notamment à l’environnement légal, à la crédibilité des contenus et aux implications éthiques entre autres.

 Si la question vous intéresse, le 3 novembre prochain se tiendra à Montréal le premier « meetup » #HCSMCA . Il s’agit d’un rassemblement  informel de médecins, praticiens de la santé, administrateurs, communicateurs, représentants d’ONG, chercheurs et autres professionnels du « grand secteur santé » qui intègrent les médias sociaux à leur pratique… ou souhaitent le faire !

Quand :        le jeudi 3 novembre à partir de 17h30
Ou :               Éditions Infopresse
                       4310, boulevard Saint-Laurent
                        Montréal,  Québec  H2W 1Z3
                      (au coin du boul. Saint-Laurent et de la rue Marie-Anne )

Merci de vous inscrire directement sur EventBrite : https://www.eventbrite.com/event/2354165372

Vous avez dit #HCSMCA ?

Rassemblée sur Twitter au moyen de ce mot-clic, #HCSMCA est une communauté dynamique qui s’intéresse aux médias sociaux en santé, tant dans la perspective du professionnel que celle du patient.

L’objectif principal de cette communauté est d’échanger, de partager les connaissances et les meilleures pratiques, dans un esprit de collaboration. L’idée de départ est d’explorer comment l’utilisation des médias sociaux est susceptible d’améliorer l’accès et la qualité des soins au Canada. Des enjeux comme la prévention, la promotion de la santé, la gestion des organisations en santé (OSBL, hôpitaux ou autres) sont également abordés.

Une session de clavardage hebdomadaire (un tweet chat en bon français !)  a lieu tous les mercredis sur Twitter entre 13h à 14h (HNE). Il suffit alors de suivre le mot-clic #HCSMCA

Parmi les participants de partout au Canada, on retrouve notamment :

  • Des médecins, infirmières et autres professionnels de la santé
  • Des responsables TI
  • Des responsables des communications
  • Des patients, des aidants naturels ou de représentants de groupes de patients
  • Des administrateurs de la santé, au sein d’institutions ou des pouvoirs publics

Pourquoi un meetup ? 

Pour cette première rencontre, pas de conférence, pas d’atelier, pas de vaste étude de cas…

Simplement une date et un lieu commun pour permettre de se rencontrer et d’échanger de manière informelle sur nos pratiques… en plus de 140 caractères ! Ou tout simplement pour mettre un visage sur un nom (ou plus souvent qu’autrement sur un alias !) 

Le premier Meetup du 3 novembre est organisé parallèlement à d’autres événements semblables qui se tiendront le même jour à Ottawa, Toronto, Edmonton et Vancouver notamment.

 On vous attend…  Merci de confirmer votre présence si possible !

 Pour plus d’information : All you need to know about #hcsmca

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Éloge de la conversation

En début de semaine, le quotidien La Presse/Cyberpresse publiait ma lettre d’opinion intitulée « Mourir seul », un texte assez personnel sur un exemple de triste réalité urbaine : le décès de mon voisin, dans la solitude et l’anonymat le plus complet. 

Le jour de la parution, j’ai évidement fait connaitre le lien sur Facebook, LinkedIn, Twitter ainsi que Google+ et plusieurs de mes amis on partagé l’article à leur tour.

L’histoire aurait pu en rester là. Mais dans un monde ou les médias sociaux sont omniprésents il est très simple de transmettre ce genre de message et en quelques jours ma lettre avait été partagée, tweetée ou « GooglePlussée » ( !) plus de 300 fois sur diverses plateformes.

De plus, comme ma présence sur les médias sociaux et mon nom de famille assez peu fréquent me rendent facile à retracer, plusieurs lecteurs ont  pris la peine de m’écrire de longs messages via la messagerie Facebook ou mon courriel. Une dame a même appelé à la maison, inquiète que ce décès puisse concerner un de ses proches, ce qui n’était heureusement pas le cas.

Certains y verront une intrusion dans ma sphère privée, mais ce n’est pas comme ça que j’ai vu les choses : donner son opinion, quel que soit le sujet ou le medium utilisé, est un appel à la conversation, aux échanges. L’utilisation des réseaux sociaux amplifie cette conversation, tout simplement. Tous les points de vue et témoignages que j’ai reçus, certains très personnels, m’ont conforté dans le choix d’avoir écrit ce texte.

Au moment d’écrire ces lignes, une semaine après les faits, il me reste pourtant un drôle d’arrière goût dans la bouche, car il y a une contradiction effroyable dans toute cette histoire. Bien sûr, je me réjouis que les médias sociaux aient permis de faire connaitre un peu l’histoire du « vieux monsieur » mais dans un monde ou les interactions sont soi-disant facilitées et simplifiées, comment pouvons-nous, laisser mourir quelqu’un dans la solitude et l’indifférence ?

Quel que soit la quantité et la qualité des échanges virtuels que j’ai le plaisir de vivre avec mes amis/abonnés/contacts et autres, je crois que nous devons tous revenir plus régulièrement à l’étymologie du terme conversation : du latin conversatio  qui signifie « fréquentation » ou « visiter fréquemment ». Justement ce qui a manqué à mon voisin.

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Coyote : Le Facebook des contraventions

Et si les membres de votre réseau social vous signalaient les radars sur votre route, vous évitant ainsi les contraventions ? C’est l’idée de base du système Coyote que j’ai découvert hier en sortant de l’aéroport de Zaventem (Bruxelles).

Le Coyote, c’est un petit boitier posé sur le tableau de bord qui grâce à la technologie GPS et la connexion à une base de données indique au conducteur si sa vitesse est conforme à la réglementation la ou il se trouve.

Utile… mais jusqu’ici rien de révolutionnaire !

Là ou cela devient intéressant, c’est que chaque utilisateur peut, au moyen d’un simple bouton, signaler aux autres utilisateurs l’emplacement d’un photo-radar ou d’un contrôle policier devant lequel il passe. Le prochain « coyote » qui passe par là sera averti du « danger » et pourra s’assurer qu’il respecte la vitesse permise (ce qu’il faisait de toute façon… nous n’en doutons pas une seconde !)

Le contrôle a disparu entre temps ? L’utilisateur peut également le signaler. Lorsqu’un radar ou un contrôle a été relevé régulièrement au même endroit au cours des 3 derniers mois par la communauté, Coyote s’en souvient et vous averti du « danger » potentiel… au cas ou vous soyez le premier membre à repasser par là.

Et Facebook dans tout ca ?

En résumé, Coyote c’est une technologie de communication au service d’interactions entre humains à partir de contenu échangés par les membres de la communauté. Bref : un média social!

Dans ce cas précis, l’obligation de conserver les mains sur le volant impose que les interactions se limitent à un échange d’informations très spécialisées : date, heure, emplacement GPS du radar. Mais le principe de base est bien là : échange d’information en temps réel, transparence (les utilisateurs sont notés et classés 1, 2 ou 3 étoiles) et l’importance de la communauté (la meute compte 800 000 Canis Latrens en Europe dont 150 000 en Belgique).

Légal le Coyote ?

Absolument. Plusieurs forces de police nationales (les français en tête) ont essayé d’y opposer la législation, mais le système n’est pas un détecteur de radar au sens de la loi. Coyote se décrit lui-même comme « l’appel de phares du XXIe siècle ». C’est donc bien son caractère social qui lui confère sa légalité !

Un Coyote Québécois ?

Avec le succès du projet pilote des radars photos au Québec on peut se demander si l’on verra bientôt le Coyote s’implanter chez nous ? Possible, mais j’en doute : Compte tenu de la taille de notre réseau routier, la densité d’automobilistes est très en deçà de la réalité européenne. De plus l’ampleur de l’utilisation des photos radars n’est pas exactement là même : On compte 15 appareils à l’heure actuelle au Québec pour 1 500 en Belgique, un territoire 55 fois plus petit.

En attendant, c’est quand même le comble de venir en Belgique pour y voir autant de coyotes… un canidé qui ne vit qu’en Amérique !

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Nous sommes tous mortels… nos avatars ne le sont pas !

Pourquoi écrire sur la mort par un beau lundi soir ensoleillé ?
Par ce que 2 éléments en lien avec la Grande Faucheuse ont attiré mon attention cette semaine :

Primo, je suis tombé sur le blog de Doug, un ontarien de 58 ans qui en avril dernier (le jour de son anniversaire…) s’est fait annoncé par son oncologiste que le cancer l’emporterait d’ici 12 à 18 mois. Doug a lancé Dying Digitally, dans lequel il offre de partager son expérience d’ici à son départ définitif. Une manière, je suppose, de donner un sens à cette inéluctabilité. Troublant et émouvant à la fois.

Secundo, j’ai appris via Facebook que la compagne d’un ami que je n’avais pas vu depuis longtemps avait perdu son combat contre le cancer. Maudit crabe…

Et Twitter dans tout ça ?

De tout temps, l’Homme se questionne sur l’après… Aujourd’hui les médias sociaux sont tellement intégrés dans notre vie que je vois mal comment ils peuvent être exclus de notre mort !

Imaginez un instant que quelques semaines après le décès de votre blonde, vous receviez un courriel de LinkedIn vous invitant à joindre son réseau (ces rappels sont automatisés). Ou encore que vous soyez averti à chaque fois qu’un ancien camarade de classe de votre frère, ignorant son décès récent, commente une photo Facebook sur laquelle vous êtes « taggué ».

Inutilement douloureux et pourtant tout à fait plausible.

Disparaitre…

Comme dans tout ce qui concerne la mort, chacun se prépare à la sienne à sa manière et surtout, en fonction de croyances et de convictions beaucoup trop personnelles pour que quiconque puisse en juger. Ceci dit, voici ma vision des choses en ce qui concerne les médias sociaux.

  • Twitter : Le compte Twitter d’une personne décédée doit être à mon avis effacé sans délai : axé sur les échanges et l’instantanéité, j’estime qu’être vivant est un pré-requis incontournable sur ce médium !
  • LinkedIn : Il en est de même pour un compte LinkedIn qui, par nature, est axé sur l’influence potentielle d’un réseau professionnel. Pas très utile d’avoir de bonnes références lorsque l’on mange les pissenlits par la racine…
  • Blog : Ici, tout est question de nuance. Pourquoi faire disparaitre un blog qui témoigne de la passion du ski ou de l’expertise en vin de Bourgogne du défunt ? Le conserver peut alors être une manière intéressante d’honorer la mémoire du défunt. Ceci dit, il me semble une bonne idée de produire un court billet pour expliquer la raison de l’arrêt des mises à jour et surtout d’empêcher la publication de nouveaux commentaires (qui perdent évidement leur raison d’être avec la disparition du bloggeur).
  • Picasa, YouTube et autres : En ce qui me concerne, la même logique s’applique aux hébergeurs de photos, vidéos et autres contenus enrichis qu’aux albums photos que l’on conserve de génération en génération ? Je garde.
  • Facebook : Fermer ou pas la page Facebook d’un proche décédé ? Un formulaire vous permet de procéder assez simplement à la fermeture d’un compte. Le réseau social par excellence a même prévu une troisième option : le mémorial. Le profil du disparu peut encore accueillir, réflexions, pensées et commentaires de ceux qui étaient ses amis AVANT son décès. Afin d’éviter tout inconfort, un profil Facebook cesse d’émettre des notifications.

Mieux vaut prévoir

Dans la mort comme dans tout, mieux vaut prévoir. Il me semble une bonne idée de laisser une simple liste des profils (qui se multiplient !) et des codes pour y accéder avec des instructions claires. Pourquoi ne pas en profiter pour écrire  votre dernier billet d’outre-tombe avec des instructions pour sa publication une fois l’arme passée à gauche ?

Dans tous les cas, les utilisateurs de médias sociaux devraient sans doute prendre les premiers pas dans ce type de démarches : Pas sûr que ces arrangements soient déjà dans les meilleures pratiques de la profession notariale !

Et pour ceux qui veulent aller plus loin, le nec plus ultra : le QR code directement sur le monument funéraire. Un israélien vient d’en faire poser un sur la tombe de sa mère et dirige les utilisateurs vers un site en mémoire de la défunte.

Bonne idée ? Pas sûr, certains observateurs annoncent déjà la mort… du QR code.

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