« Ami » : Le mot le dit !

Les médias relayent régulièrement l’histoire d’un employé renvoyé après un tweet inapproprié ou un statut Facebook dévastateur sur un client. Négligence ? Je crois plutôt que bien des gens oublient le rôle propre à chaque réseau, à chaque média dit « social ». Pourtant, le vocabulaire de base de chacune des plateformes est là pour nous rappeler à quoi elles servent et… les limites de leur utilisation.

Facebook : es-tu mon ami ?

Sur Facebook, les relations sont binaires : « ami » ou pas ! Cette dichotomie, et le fait que la plateforme soit privée, fait en sorte qu’il se produit souvent un mélange des genres susceptible de poser problème. On devient ami de ses collègues, de son patron, de certains clients, de sa belle-mère… Même si des relations cordiales peuvent effectivement exister avec un client ou un supérieur hiérarchique, comment résistera votre amitié au prochain statut sarcastique sur votre « écœurantite » par rapport au travail ? Que vont penser TOUS vos amis du prochain album de votre party d’anniversaire ?

Personnellement j’applique la « règle de la bière » : si le fait d’aller prendre un verre en toute simplicité et en bermuda avec un de mes amis Facebook m’apparait déplacé, c’est un unfriend assuré. Et pour la plupart de mes amis Facebook cette bière est déjà prise de toute façon !

Linkedin : différents… mais tous pareils

Le réseau Linkedin offre un peu plus de souplesse : En ajoutant quelqu’un à votre Network il est possible de le classifier comme (ex) collègue, (ex) camarade de classe, (ex) partenaire d’affaire ou ami. Si ce type de vocabulaire (et le fait d’y afficher votre CV) permet de rappeler le caractère professionnel du réseau, ces nuances doivent être prises avec un grain de sel : tous vos contacts auront accès aux status que vous publiez quelques soit la nature de votre relation ! Plus question de bière ici… si votre propos sur Linkedin ne peut pas être repris lors d’un entretien d’embauche, vous prenez des risques !

La secte Twitter

Je suis persuadé que Twitter est une secte ! Sinon, comment expliquer que l’on écrive pour des followers au moyen de codes incompréhensibles (exemple : @truc Merci 😉 RT- > #FF @machin) ? Dans sa traduction officielle le terme abonné est sans doute plus neutre que follower et semble indiquer un certain détachement. Si vous y tweeter en votre nom personnel appliquez y vos limites… personnelles. Certains y parlent de leur goûts (douteux), de leurs petits problèmes de santé (qui n’intéressent pas grand monde) ou même de leurs démêlés avec la justice. En ce qui me concerne, je tweete en mon nom, mais en étant clairement identifié à un rôle dans une organisation (responsable des communications dans une entreprise en promotion de la santé). Mes commentaires de nature personnelle ou loin de mes activités professionnelles sont très rares.

En terminant, petit mot sur Foursquare, dont le choix du vocabulaire est aussi assez caractérisé : En plus de pouvoir annoncer un « check-in » (qui correspond grosso modo à dire au monde « je suis ici ! »), l’outil de géolocalisation propose une fonction qui permet de littéralement hurler (shout) quelque chose à vos amis… Le réseau social parfait pour les gens en manque d’attention ?

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